samedi 2 mars 2019

2019 – Podcast : Interview d’Emmanuelle Pesqué sur 'Fréquence Protestante'




Fréquence Protestante - radio - Nancy Storace, muse de Mozart et de Haydn




Vous pourrez retrouver des extraits du répertoire de Nancy Storace, dans l’émission Cantabile de Marc Portehaut, diffusée sur la radio Fréquence Protestante le 24 février 2019. A cette occasion, vous y entendrez des extraits inhabituels de Mozart, mais aussi du Salieri et de Stephen Storace.

Cette émission est disponible en streaming sur CETTE PAGE et également téléchargeable sur CE LIEN en MP3.
 
Fréquence Protestante - Cantabile émission de Marc Portehaut - Nancy Storace par Emmanuelle Pesqué















Nous y avons également évoqué quelques aspects de la vie et de la carrière de la cantatrice Ann Selina Storace, autour de la biographie que je lui ai consacrée, Nancy Storace, muse de Mozart et de Haydn, parue en 2017.

Fréquence Protestante - Cantabile émission de Marc Portehaut - Nancy Storace par Emmanuelle Pesqué


Mille mercis à Marc Portehaut pour son vif intérêt pour mon ouvrage
et son aimable invitation dans son émission.


samedi 22 septembre 2018

1794 – ‘The Glorious First of June’ vs ‘The Critic’ : batailles navales en pagaille

The Glorious First of June - 1794 - Nancy Storace



The Glorious First of June, une afterpiece (pièce courte donnée en seconde partie de soirée) composée en hâte pour rendre hommage à l’amiral Richard Howe qui venait de remporter une victoire navale au large de l’île d’Ouessant contre les Français, et à collecter des fonds pour les veuves et orphelins de ses marins, fut créée à Drury Lane le 2 juillet 1794.

« Suite » de No Song, No Supper, cet « opéra » naval reprenait les personnages de cette afterpiece très populaire en les insérant dans un contexte ouvertement patriotique. Nancy Storace y reprenait évidemment son personnage de Margaretta. La pièce s'achevait avec « Rule Britannia ».

Ce bénéfice eut un succès écrasant, témoin la recette recueillie, la plus importante du siècle au théâtre londonien.

Richard Brinsley Sheridan (1751-1816), le directeur du théâtre de Drury Lane et dramaturge, participa avec James Cobb et quelques autres à l’écriture du livret (non publié). Pensa-t-il, en l’élaborant, à la farce qu’il avait écrite en 1779, The Critic, qui parodiait les clichés dramatiques d’usage en les enfilant l’un derrière l’autre dans une fausse tragédie drolatique: elle comportait, elle aussi, une bataille navale superbement reconstituée en scène...

L’un des chroniqueurs de l’époque a laissé un témoignage de l’admiration devant le naturel et la fidélité de cette bataille navale, qui fit beaucoup pour le succès de The Glorious First of June :


Le plateau immense de Drury [Lane] a été transformé en mer, et l’on peut voir les deux flottes manœuvrer. Rien ne peut surpasser l’enchantement de cette perspective. Il ne s’agit pas de la bagatelle habituelle de vaisseaux en carton ; les navires sont grands, des modèles réduits parfaits des véritables navires qu’ils représentent, et fabriqués avec une telle beauté de détails qu’ils sont dignes d’entrer dans un cabinet de curiosité. Toutes les manœuvres de la bataille sont exécutées avec une adresse nautique ; les lignes sont formées, ils s’élancent les uns vers les autres par différentes bordées : on combat, la ligne de feu est extraordinaire ; les navires sont démâtés, abordés, pris, coulés, comme lors de la bataille réelle, et la vastitude de la mer permet une variété qui n’est pas facile à un esprit de concevoir comme possible lors d’une simple représentation scénique.


La bataille navale de The Critic de Sheridan


Cette description enthousiaste de 1794 fait irrésistiblement penser à une adaptation télévisée de The Critic de la BBC, réalisée par Don Taylor et diffusée dans le cadre de la série Play of the Month, le 23 août 1982.

Elle présente une époustouflante bataille navale sous forme de machinerie baroque sur un « Rule Britannia » assez hilarant dans sa réalisation scénique. Bien que réalisée sur une toute petite échelle par rapport à ce que les spectateurs londoniens purent voir (Drury Lane pouvait contenir à l’époque plus de 3 600 spectateurs !), elle donne une idée assez séduisante de la machinerie de l’époque et de sa puissance d’évocation.

Cet enregistrement télévisé n’a, hélas, toujours pas été commercialisé, et n’est trouvable en intégralité que sur YouTube, via un enregistrement VHS réalisé à l’époque.



  
avec
Martyn Hill – ténor
Choeur et orchestre The Academy of Antient Music,
dirigés par Christopher Hogwood.
Nicholas McGegan – assistant musical
et
Mr. Puff – Hywel Bennett
Mr. Sneer – Nigel Hawthorne
Mr. Dangle – Norman Rodway
Britannia – Vivian Pickles


The Critic de Sheridan : présentation rapide


Comédie créée le 30 octobre 1779 au théâtre londonien de Drury Lane, Le Critique, ou la Répétition d’une tragédie retrace la journée d’un critique amateur, le bourgeois Mr. Dangle, qui se prend pour un grand mécène et « patron » de l’art dramatique. On le trouve tout d’abord chez lui, assiégé par divers solliciteurs ; puis assistant, en compagnie d’un auteur et d’un autre critique à la répétition de la tragédie du premier, The Spanish Armada (L’Armada espagnole). Il n’est guère besoin de dire que cette œuvre, loin de susciter horreur et pitié, déclenche plutôt le rire, tant par son invraisemblance boursouflée que par les remarques ironiques de deux des spectateurs…

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